Samedi D12 : La COP21 va-t-elle sauver le monde ?

Retour le soir du 18 Décembre 2009 à Copenhague. Après des années de préparation et des heures de négociation, les chefs d’états des 192 pays présents quittent le Danemark les uns après les autres avant même la fin des négociations. Une semaine plus tôt, les observateurs et les ONG avaient été exclus du centre de convention, accusés de gêner le processus. Aucun accord n’aura finalement été trouvé ce jour-là. Seul l’objectif de limiter le réchauffement climatique en dessous de 2°C semble se dégager d’un texte de 3 pages sans aucun mécanisme de contrôle ou de financement.

Bien plus grave, dans les mois qui suivirent ce fiasco, les opinions publiques du monde entier se démobilisent. Partout dans le monde, la préoccupation environnementale recule. Le chômage et la crise sont passés par là ? Pas seulement. Beaucoup sont déçus et ont perdu confiance en leurs dirigeants. Les mouvements environnementaux ne rassemblent plus. Pourquoi se mobiliser alors que nos dirigeants politiques se fichent complètement de ces problématiques ?

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Dessin de Plantu dans le Monde.

Il aura fallu 6 ans pour que cette soirée du 18 Décembre soit oubliée. Quelques jours avant le début de la COP21, les opinions publiques et médiatiques semblent de nouveau prêtes à se mobiliser. Les climato-sceptiques se planquent, même la finance et les entreprises commencent à parler du réchauffement climatique. On nage en plein délire.

Puis jours après jours, à mesure qu’avancent les négociations, les tensions et sources de crispations habituelles restent inexistantes. Tous les signaux sont au vert. Le brouillon d’accord issu des intersessions de Bonn commence à être défriché à coup de suppressions de crochets. Mais au bout de plus d’une semaine, les points essentiels de l’accord semblent toujours figés : l’ambition, le financement et la différentiation des engagements de chaque état ne sont pas réglés. En fin de semaine, l’ensemble de la communauté scientifique et de la société civile retient son souffle.

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Initialement prévu pour Jeudi matin, il aura finalement fallu attendre Samedi 12 Décembre à 13h30 pour disposer du texte de l’accord final. Laurent Fabius présente, ému, un texte qu’il qualifie d’Historique.

La séance de clôture de la COP21 est programmée à 15h45. On va savoir si tous les états valident ce projet d’accord.

En parallèle, les mobilisations battent leur plein dans les rues de Paris. Le matin, des milliers d’inconnus ont dessiné dans les rues de Paris un message symbolique « Climate Justice for Peace ».

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Vers midi, 30 000 personnes défilent paisiblement dans les rues de Paris symbolisant la ligne rouge à ne pas dépasser en cas d’échec des négociations.

Finalement il faudra attendre 19h15 pour voir Laurent Fabius prendre la parole pour une des dernières fois de cette COP21. Des modifications de dernière minute pour éviter que l’accord ne passe devant le congrès Américain auront retardé la cérémonie tant attendue.

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D’un coup de marteau symbolique, Laurent Fabius valide le consensus des 196 pays autour de l’Accord de Paris. Suivent une cascade de cris de joie, d’applaudissements et d’émotion ainsi qu’un torrent de déclarations soulignant l’importance et la justesse de cet accord. Tous, des Pays riches aux Pays en voie de développement, des Pays insulaires du Pacifique aux Pays Africains reconnaissent le travail exceptionnel mené depuis 3 ans par les équipes Françaises, Péruviennes et Sud-Africaines (COP19 à 21) qui ont permis à cet accord de voir le jour. De bouche de négociateur, jamais une COP n’aura été aussi bien gérée. Jamais elle n’aura su mobiliser et rapprocher autant les nations, les entreprises et la société civile. C’est vrai que depuis maintenant 3 ans, la diplomatie Française a multiplié les appels du pied et les déplacements vers tous les acteurs pour faire converger les intérêts collectifs lors de ces 2 dernières semaines. Seul le Nicaragua semble ne pas s’associer à la fête dénonçant qu’il n’a pas été assez écouté et pointant du doigt un processus « antidémocratique qui menace le multilatéralisme ».

La soirée se termine sur d’innombrables réactions officielles issues du Bourget ou de la Société Civile :

« Un espoir considérable s’est levé. Le monde s’est mis en marche, dans cette salle mais bien au delà. »

François Hollande

« Tous les gouvernements semblent maintenant reconnaître que l’ère des énergies fossiles doit s’achever, et vite. Mais la puissance de l’industrie fossile transparaît dans le texte. Elle retarde tellement la transition que d’immenses dégâts climatiques auront lieu entre temps. Puisque le rythme est la question cruciale maintenant, les militants doivent redoubler d’efforts pour affaiblir cette industrie. »

Bill McKibben, co-fondateur de l’ONG 350.org

«C’est un moment historique, non seulement pour nous et notre monde actuel, mais pour nos enfants, nos petits-enfants et les générations futures. L’accord de Paris est un tournant dans la lutte mondiale contre le dérèglement climatique, qui menace la prospérité et le bien-être à la fois dans les pays riches et les pays pauvres. L’accord crée d’énormes opportunités afin que les pays commencent à accélérer le long de la voie d’un développement économique et d’une croissance bas-carbone. Les gouvernements nationaux et locaux, les villes et les entreprises, doivent maintenant augmenter leurs efforts afin de répondre à l’ambition du présent accord.»

Nicholas Stern, ancien économiste en chef de la Banque Mondiale

« Cet accord pourrait marquer un vrai tournant dans les efforts globaux contre le changement climatique. Le texte reflète à la fois une forte ambition, et les voix des plus vulnérables. Il accélère la transition énergétique qui est déjà en bonne voie. »

Jennifer Morgan, du World Resources Institute

« C’est un moment historique. Les gouvernements du monde entier ont enfin compris ce que la science leur dit depuis longtemps : nous devons agir maintenant pour garantir la sécurité du climat. Aujourd’hui ils se sont engagés à agir – et à agir ensemble. L’histoire retiendra ce jour comme un virage crucial : le moment où le monde a décidé de tourner le dos aux énergies fossiles pour embrasser les énergies propres et sûres. C’est sans aucun doute un très grand succès. Mais le travail ne fait que commencer. Ces engagements doivent maintenant se traduire dans des politiques publiques qui pourront déclencher les investissements nécessaires. Les gouvernements ont 24 heures pour se féliciter – ensuite il leur faudra agir.»

Michael JacobsSenior Adviser for the New Climate Economy project, ancien conseiller du premier ministre britannique Gordon Brown

« C’est un accord décisif, qui va bien bien plus loin que le plus petit dénominateur commun.»

Thomas SpencerDirecteur du programme climat, Institut du développement durable et des relations internationales

« Notre pays s’associe à tous les pays du monde pour adopter cet accord de Paris pour les changements climatiques ». « Le travail est terminé ici, nous pouvons rentrer dans nos pays pour appliquer cet accord historique.«  « Pour aucun pays, ce n’est un résultat parfait, mais il met en place une stratégie nous permettant de travailler ensemble dans les années à venir, pour une action efficace. «  »Chacun progressera au mieux de ses capacités et aucun pays ne reculera. » « Notre objectif commun, c’est un réchauffement bien en deçà de 2°, et vers 1,5° ». « 2020 sera une année clé pour accroître nos ambitions ». « Nous pouvons être optimistes au sujet de notre avenir. »

La représentante de la délégation Australienne

« Cet accord est « équilibré, juste, équitable, très ambitieux, efficace et durable. Il a une force juridiquement contraignante. C’est un signal fort, positif. Il suit le principe d’une responsabilité commune mais différenciée, reflète l’équilibre entre atténuation du changement climatique et adaptation. Un choix responsable face aux générations futures, un acte merveilleux qui appartient à toute notre génération. Nous devons maintenant passer à l’application de cet accord. »

Un représentant de la Chine

« C’est la première fois que les pays des Caraïbes ont l’impression d’avoir été entendu à la COP. Je rends hommage à l’équipe de la présidence de la COP. »

Un représentant de Sainte-Lucie

« Nous vivons aujourd’hui une journée historique. Nous avons écrit un nouveau chapitre de l’espoir dans la vie des 7 milliards d’habitants de la planète. La Terre nous est prêtée par les générations futures. Aujourd’hui nous avons assuré à ces générations futures que nous leur transmettrons une Terre qui sera meilleure. »

Un représentant de l’Inde

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« La France a galvanisé la communauté internationale et toutes les délégations présentes se sont jointes à cet effort. Personne ne pense que cet accord est parfait. ça ne serait pas un bon accord s’il en était autrement. Ce qui est important c’est de savoir comment nous allons le mettre en oeuvre, comment appliquer les objectifs. »

John Kerry, secrétaire général des Etats-Unis

« La roue de l’action pour le climat tourne lentement, mais à Paris, elle a tourné. Ce texte d’accord met l’industrie des énergies fossiles du mauvais côté de l’Histoire.»

Un représentant de Greenpeace

Que contient le projet d’accord ?

Mais avec tout ça, on oublierait presque de lire ce que contient ce fameux accord non ? Pour les plus courageux, vous pouvez le retrouver ici.

Pour les autres, voici quelques points à retenir sur l’accord qui rentrera en vigueur à partir de 2020 :

  • Cool : Les états reconnaissent la menace du changement climatique ;
  • Cool : Les états s’accordent sur un objectif de limiter le changement climatique « Bien en dessous de 2°C en visant 1,5°C ». Ici, on a choisi l’option intermédiaire entre 1,5°C et 2°C. Mais c’est déjà une avancée considérable étant donné que l’objectif de 1,5°C était complètement inespéré avant Paris ;
  • Cool : Les états reconnaissent la possibilité de pertes et dommages liés au changement climatique ;
  • Cool : Les pays s’engagent à revoir leurs engagements (toujours à la hausse) tous les 5 ans ;
  • Pas cool : la date de la première révision (2025) est trop lointaine pour rester sur une trajectoire de 2°C
  • Cool : La somme de 100 milliards d’euros du fond vert est un plancher qui pourra être réévalué au plus tard en 2025
  • Pas Cool : Aucune indication de la reconnaissance des états vis-à-vis de la nécessité de mettre en place un prix du carbone. Cette notion apparait seulement dans un paragraphe concernant les acteurs non étatiques. Ici, les pays pétroliers ont su faire pencher la balance.

A mes yeux, cet accord est Historique car c’est la première fois que tous les pays du monde reconnaissent l’urgence du changement climatique. Les pays insulaires et vulnérables d’Afrique ou d’Amérique Latine se sont montrés satisfaits de ce premier accord mondial. De l’autre côté, les plus gros pollueurs de la planète (Inde, Chine et Etats Unis) reconnaissent enfin cette problématique. Imaginez qu’il y a quelques années, la majorité du monde était climato-sceptique !

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Les points très positifs de la COP21 :

Un des enseignements principaux de cette COP21, c’est qu’elle a permis de voir que, dans le monde entier, émergent des acteurs différents (états, financiers, collectivités, entreprises) prêts à agir concrètement contre le changement climatique. On retiendra les annonces importantes :

  • Dans son discours de clôture, François Hollande a annoncé la création d’une coalition de pays volontaires pour avancer sur une tarification carbone.
  • 120 investisseurs des États-Unis représentant 10 milliards de dollars se sont engagés au Montréal Carbon Pledge à réaliser leur empreinte carbone ;
  • 20 investisseurs, représentant 3,2 trillions de dollars, se sont engagés au sein de la Portfolio Decarbonization Coalition à décarboner 600 milliards $ d’actifs ;
  • la Caisse des dépôts et consignation (CDC), plus gros investisseur français, s’est engagée à la décarbonation de 55 milliards d’euros de près de 20 % d’ici 2020 ;
  • Le Crédit Agricole a engagé 2 milliards d’euros en obligations vertes en 2017 et a annoncé 60 milliards d’euros en nouveaux financements dans le changement climatique et les énergies renouvelables.
  • 700 villes du monde entier se sont associées pour un objectif commun de 100% d’énergie renouvelable en 2050.
  • L’Agenda des Solutions Lima Paris a mis en lumière de nombreuses initiatives que je vous invite à découvrir sur la plateforme NAZCA :

Petit bilan chiffré de l’Agenda des Solutions  qui a rythmé l’ensemble de la première semaine de négociations :

  • Plus de 70 grandes initiatives coopératives qui regroupent près de 10 000 acteurs issus de 180 pays ;
  • Près de 11 000 engagements concrets au total ;
  • 2 250 villes, 150 régions, qui représentent 1,25 milliard d’habitants ; 2 025 entreprises, 424 investisseurs, 235 organisations société civile ;
  • Plusieurs centaines de milliards de dollars sont réorientés pour investir dans la transition vers une économie bas carbone et résiliente ;
  • Plus d’un tiers des 2000 plus grandes entreprises mondiales se sont engagées pour le climat, leur poids économique équivalant aux PIB additionnés de la Chine, de l’Allemagne et du Japon ;
  • Des milliers de dirigeants locaux, de chefs d’entreprises, de personnalités de la société civile sont venus à Paris témoigner de leur engagement et présenter leurs solutions et propositions.

Et encore, cette plateforme ne recense pas le fourmillement d’initiatives de la société civile comme celles proposées par Alternatiba et les autres ONG de la Coalition Climat ! Je me répète mais pendant 2 semaines, Paris a respiré au rythme de la question du climat !

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Les points sur lesquels nous devons encore avancer !

L’heure est donc à la fête mais cette première victoire contre le changement climatique est à relativiser. En l’état, les mécanismes proposés dans l’accord semblent assez faibles comparés à l’ambition affichée (entre 1,5°C et 2°C).

  • Il n’y a pas d’objectif chiffré de baisse des émissions de gaz à effet de serre. Pour rester sur une trajectoire de 2°C, on estime que celui-ci devrait être de 40 à 70 % en 2050 par rapport à 1990.
  • Les océans (70% de la surface de la Terre), foyer de biodiversité et premier puit de carbone de la planète ne figurent pas dans l’accord.
  • Aucune référence n’est faite dans le texte sur une sortie des énergies fossiles pourtant nécessaire. Rappelez-vous, 80% des réserves d’énergies fossiles doivent rester dans le sous-sol si nous voulons éviter 2°C de réchauffement !
  • Les 100 milliards du fond vert paraissent faibles comparés à ce que représente le changement climatique en matière d’adaptation pour les pays développés. Cependant, on peut espérer un effet d’entrainement ou de levier qui permettra de mobiliser plus d’argent à partir de cette somme.
  • Tous les pays peuvent se retirer de l’Accord de Paris « à tout moment après un délai de trois ans à partir de l’entrée en vigueur de l’accord pour un pays» comme ce fut le cas pour le Canada pour le protocole de Kyoto.

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Les océans sont les grands absents de cet accord.

Globalement, je pense que cet accord reflète un pari technologique important voire dangereux. Il ne remet pas en question notre modèle de développement lié à la croissance, au capitalisme et à la mondialisation. Aujourd’hui, nous signons un accord pour protéger le climat et demain, nous reprendrons les négociations autour du Traité Transatlantique qui nous permettra d’aller commercialiser nos belles noix de Grenoble et notre Comté Jurassien à l’autre bout du monde. Aujourd’hui ce modèle économique repose à 80% sur des énergies fossiles et majoritairement sur un pillage des ressources naturelles et minérales. Les avions électriques alimentés par des énergies renouvelables sont encore loin. Les portes conteneurs de 200 000 tonnes qui sillonnent nos océans remplis de produits manufacturés à 10 000 km de leur lieu d’utilisation tournent encore au diesel. Toutes nos infrastructures (bâtiments, transport, système de communication…) ne sont pas adaptées à un monde sans énergie fossile et dans la plupart des cas, leur durée de vie est au moins égale à 30 ans donc on ne va pas tout changer demain.

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Dis donc, il faudra combien d’éoliennes pour faire avancer ce machin ?

Dans certains cas, les solutions technologiques sont là mais c’est un manque de volonté politique qui fait défaut. Le récent ravalement de mon immeuble parisien sans aucune considération d’isolation thermique en est un exemple. L’accord de Paris doit nous permettre de commencer dès aujourd’hui à faire les bons choix pour construire un monde bas carbone et nous orienter vers des solutions plus pertinentes quand elles existent.

Par contre, dans d’autres cas, les solutions technologiques n’existent pas. C’est donc un pari technologique qui est fait sur l’avenir. Serons-nous capable d’une simple « transition énergétique pour la croissance verte » ? Serons-nous capable de copier notre modèle actuel dopé au pétrole sur un modèle à base d’énergie renouvelable ? Ne devrions-nous pas plutôt réfléchir à des modes de développement sobres sans croissance puisque notre monde est fini ?

Au lendemain de l’accord de Paris, ces questions resteront sans réponse. D’ailleurs, il est amusant de constater que très peu d’engagements ont été pris avant 2020. A priori, nos dirigeants espèrent que d’ici là, les technologies miraculeuses seront disponibles… Alors sereins ?

Conclusion :

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Néanmoins, je ne pense pas qu’il faille cracher sur cet Accord de Paris. Il est le meilleur résultat qu’on aurait pu espérer du processus de négociation des Nations Unies. Il est même largement au-dessus des attentes de tous les observateurs. Il permet aux états de se doter d’une stratégie commune pour lutter contre le changement climatique pour la première fois de l’Histoire. Les futures Conférences des Parties, à commencer par la COP22 à Marrakech, devront permettre d’adapter cette stratégie à l’ambition fixée à Paris. De plus, cet accord renforce la mobilisation de la Société Civile et permet aux peuples de garder un peu de confiance en leurs dirigeants. L’ensemble des ONG reconnaissent que cet accord fera date et que c’est un grand pas contre le changement climatique. Il renforce la place des experts et des scientifiques dans la prise de décision politique.

Mais maintenant, à nous, citoyens, entrepreneurs et collectivités de nous emparer des mécanismes de cet accord et du souffle d’ambition qui a entouré le Bourget pendant deux semaines. Le combat continue.

« L’avenir seul confirmera si l’accord de Paris est historique. Tout dépendra des moyens mis en œuvre pour réaliser les engagements de tous les Etats. »

Nicolas Hulot

 

 

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Merci à tous d’avoir suivi ce que j’avais à raconter pendant ces deux semaines. Vous avez été plus de 2500 à parcourir ces pages ! J’espère avoir pu vous communiquer ma passion pour ces enjeux et vous donner quelques clefs pour mieux les comprendre. Comme je vous l’ai déjà dit, il me parait essentiel que chacun d’entre nous s’informe et s’empare de ces enjeux déterminants pour notre avenir commun. Je compte sur vous pour faire passer le message autour de vous !

Je vais m’accorder un petit temps de repos dans la rédaction des articles mais vos encouragements m’ont convaincu d’essayer de trouver un moyen de prolonger ce blog au-delà de la COP21. Vous pouvez vous inscrire à une alerte en cas de publication d’un nouvel article avec le menu en haut à droite de la page. D’ici-là, je vous dis à bientôt !

Guizz.

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8 réflexions sur “Samedi D12 : La COP21 va-t-elle sauver le monde ?

  1. Un grand bravo pour l’ensemble du blog ! Chapeau l’artiste !
    C’était la parfaite manière pour moi de garder un œil sur la COP depuis l’autre bout du globe !
    Un détail m’échappe : l’accord (ou la version de ton lien) présente beaucoup d’idées mais très peu de chiffres, où sont ils ? Y a t’il d’autres documents pour cela ?

    Aimé par 1 personne

    1. Hello !
      Merci pour tes retours, et ravi que ça t’ai plu 🙂

      Concernant ta question, l’accord fixe le cadre et les mécanismes d’une stratégie internationale de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Tous les chiffres précis par pays sont présents dans les fameux engagements/contributions/INDC que chaque état doit maintenant publier et réviser à la hausse tous les 5 ans à partir de 2025. La majorité des états ont publié leurs INDC pour la période avant 2020. Il doit manquer une dizaine de pays à ce jour.
      Tu peux retrouver toutes ces publications ici : http://unfccc.int/focus/indc_portal/items/8766.php
      Plusieurs analyses qui agrègent ces résultats sont disponibles notamment ici : http://climateactiontracker.org/global.html et là tu as quelques explications sur les modèles d’agrégation : http://www.wri.org/blog/2015/11/insider-why-are-indc-studies-reaching-different-temperature-estimates

      L’accord stipule aussi que cette stratégie sera adaptée en fonction des résultats scientifiques au fil des années.

      A+

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